dimanche 23 novembre 2008

Bilan – Deuxième semaine au Cap

Notre deuxième semaine à Cape Town s’est déroulée sous le soleil. Ça nous a permis de faire provision de vitamine E, car nos réserves étaient plutôt à sec étant donné l’été pluvieux que nous avons eu au Québec. Nous nous plaisons bien dans notre appartement actuel et comme nous attendons toujours des nouvelles de la maison dans laquelle nous sommes supposées déménager, nous avons prolongé d’une semaine notre séjour à Quayside Appartments.

Jeudi, nous sommes retournées au Waterfront pour magasiner et comme il faisait extrêmement beau et chaud, nous en avons profité pour longer le port. Nous sommes ainsi tombées sur un petit groupe d'otaries qui s'épivardaient au soleil. L'une d'entre elles nageait et les autres se prélassaient sur le quai. Un beau spectacle pour clore notre après-midi! http://picasaweb.google.ca/fusionistas.traduction/WaterfrontSeals#

Côté boulot, nous commençons à nous habituer à notre horaire de soir, mais notre travail nous demande tout autant sinon plus d’énergie que la première semaine. Ce qui est cool par contre, c’est que notre relation avec les Congolais s’est approfondie et qu’ils nous font bien rigoler. Vous n’en reviendrez pas, mais ils trouvent que nous (Véro et moi) parlons comme les Têtes à claques!!! En fait, les Congolais sont de véritables fans des Têtes à claques et ils connaissent tous les sketches par cœur!

Un autre élément qui nous a énormément étonnées, c’est de constater à quel point ils sont religieux. Plusieurs d’entre eux trimballent leur Bible avec eux partout où ils vont. Et ils ne comprennent définitivement pas pourquoi nous ne voulons pas nous marier. Pour eux, aller à l’église le dimanche, pratiquer l’abstinence avant le mariage et lire la Bible sont des principes auxquels ils adhèrent « religieusement »! Et ils sont quelque peu perturbés lorsqu’ils entendent des « ostie de câlisse de tabarnak » dans les messages qu’ils transcrivent. Certains y ont cependant pris goût et envisagent d’ajouter ces mots à leur vocabulaire!!!

Dans un autre ordre d’idées, nous avons enfin réservé les activités que nous souhaitons faire pendant notre dernière semaine ici (à la fin décembre). Nous ferons un safari dans une réserve à proximité de la région du Karoo les 21 et 22 décembre de même qu’une visite des vignobles sud-africains le 26 décembre.

En fin de semaine, plusieurs activités sont au programme : le tour de la péninsule samedi (Muizenburg, Simons Town, Hout Bay, Fish Hoek, Cape Point et Cape of Good Hope) et les jardins de Kirstenbosch dimanche.

mardi 18 novembre 2008

Un dimanche en dents de scie

Dimanche, mon réveille-matin sonne, il est 9 h. Pas le temps de faire le farniente, car on déménage aujourd’hui et le check-out de l’hôtel est à 11 h. Je prends ma douche en vitesse et m’attelle à la difficile tâche de faire ma valise. Avec tous les souvenirs et cossins qu’on a achetés la veille au Greenmarket Square, je dois m’asseoir sur ma valise pour réussir à la boucler. Pas de doute, je devrai m’acheter une deuxième valise avant de revenir au Canada!

Notre check-in à Quayside Appartments (une tour d’appartements de luxe) est seulement à 14 h, mais nous décidons de nous y rendre tout de suite. Notre plan est de faire le check-in, de mettre nos bagages en consigne et d’aller déjeuner-dîner quelque part dans les environs. Une fois sur place, le gars de la sécurité (un Congolais sympathique) nous informe que nous devons aller à la réception d’un autre immeuble pour nous enregistrer. Nous laissons donc nos bagages sous sa surveillance et nous dirigeons vers cet autre immeuble. Rendues là, une mauvaise surprise nous attend. Le préposé nous informe qu’il ne voit pas nos réservations dans son système. On ne comprend pas trop, puisque la société qui nous embauche nous avait bel et bien envoyé des numéros de confirmation pour chacune de nos réservations. Nous sortons donc nos ordis, nous nous branchons à Internet et lui fournissons la preuve de nos numéros de confirmation. Rien à faire, le préposé (qui était quand même très courtois et avenant) nous dit qu’elles ne sont pas dans son système. Il essaie de contacter l’agence qui a fait les réservations, sans succès. Il nous assure qu’il rappellera l’agence le lendemain matin pour comprendre ce qui s’est passé. Par contre, il nous dit qu’il lui reste un appartement à deux chambres qui est disponible pour deux nuits, mais qu’après nous devrons nous trouver autre chose, car il affiche complet pour le reste de la semaine (c’est la haute saison à Cape Town actuellement et tous les hôtels sont surbookés). Nous prenons donc cet appartement qui est libre. Nous envoyons également un message à notre employeur pour l’informer de la fâcheuse situation dans laquelle nous nous trouvons. Comme nous ne pouvons pas emménager dans notre appartement avant 14 h, nous décidons d’aller manger. Le préposé nous suggère d’aller au Victoria & Albert Waterfront, un immense centre commercial en bordure du port de Cape Town. Un taxi nous y emmène en moins de cinq minutes. Le Waterfront est un lieu très touristique et en ce magnifique dimanche ensoleillé, c’est bondé de monde. Nous nous attablons à un resto Italien et commandons un pichet de wine punch, question de décompresser et d’oublier nos soucis de logement. Après notre repas, nous nous dirigeons vers une boutique de souvenirs pour acheter des cartes postales. Nous déambulons ensuite à travers la foule et les boutiques et nous apercevons un comptoir Häagen-Dazs. Difficile d’y résister! Nous prenons toutes les deux un cornet extra calories et comme il fait extrêmement chaud, nous avons à peine quelques minutes pour le manger avant qu’il ne fonde. Nous faisons ensuite un peu de magasinage, Véro s’achète quelques tops et moi je me déniche un veston. http://picasaweb.google.com/fusionistas.traduction/Waterfront#

Avant de rentrer, nous décidons d’aller faire une petite épicerie, car nous savons que l’appartement sera muni d’un frigo et de toutes les commodités. De retour à Quayside Appartments, nous pouvons enfin emménager dans notre appartement. Nous sommes heureuses de constater qu’il est très moderne, bien équipé (nous pouvons même faire notre lessive!) et surtout, qu’il y a une terrasse avec une vue imprenable sur Table Montain et Lion’s Head! Nous avons chacune notre chambre et notre propre salle de bain. Le gros luxe quoi! Nous avons aussi accès à un gym (un peu bancal) et à une piscine (petite et pas très invitante). http://picasaweb.google.com/fusionistas.traduction/QuaysideApartments#

Le lendemain matin, nous nous dépêchons de retourner voir le préposé de Quayside Appartments pour savoir s’il a réussi à joindre l’agence. Heureusement, il a de bonnes nouvelles pour nous. Il nous explique que les réservations avaient été faites vendredi en fin de journée alors que leurs bureaux étaient fermés et qu’elles sont apparues dans leur système seulement lundi. Nous sommes donc très heureuses d’apprendre que nous pouvons conserver notre appartement jusqu’au dimanche suivant. Fiou! Quel soulagement!

Nous retournons donc au Pick & Pay du Waterfront faire une épicerie pour la semaine. De retour à l’appartement, on se prépare un petit dîner qu’on mange pour la première fois sur notre superbe terrasse. Nous ne sommes pas mécontentes de manger de la bouffe maison et de prendre un petit congé des restos!

Prochaine étape : établir notre itinéraire de vacances. Comme nous restons une semaine de plus après la fin de notre contrat pour visiter la région (dernière semaine de décembre), nous devons réserver sans tarder les activités que nous voulons faire (visite de vignobles, safari, etc.), car c’est la période la plus achalandée de l’année ici. Le préposé de Quayside Appartments nous a gentiment proposé son aide alors cela nous facilitera la tâche. Avis aux intéressés : il y a même possibilité de faire du Shark Cage Diving (enfermé dans une cage immergée dans l’océan, il est possible d’observer les requins dans leur habitat naturel)! Comme j’ai trop écouté les films Jaws à répétition, je vais m’abstenir…

Un jardin, des souvenirs et un coucher de soleil

Samedi matin, beau soleil sur Cape Town. Après une semaine éreintante et pluvieuse, nous voulions profiter du beau temps pour aller explorer les environs de notre hôtel, car nous déménagions le lendemain. Cependant, nous avions appris la veille que nous ne pourrions pas emménager comme prévu dans la maison louée par la compagnie, car le contrat de location n’était pas encore signé. Il a donc fallu que l’agence de voyage de la compagnie nous déniche un autre endroit où rester et apparemment, puisque les places dans les hôtels se font rares, l’agence nous a bookées dans un appartement un peu plus luxueux. Disons qu’on ne s’en plaindra pas!


En attendant donc, nous avions la journée pour explorer, et nous avons décidé de commencer par le Company’s Garden, un grand jardin au cœur de la ville que Normand nous avait recommandé d’aller visiter. Mais d’abord, nous avons longé Long Street pour trouver un endroit où nous restaurer. Nous avons opté pour aller déjeuner dans un café caribéen, le Café Mojito. Nous avons goûté une excellente fritatta au chorizo. Audrey a même déclaré que c’était la meilleure qu’elle avait mangé de sa vie. Comme quoi ça paie de faire des découvertes! Pendant que nous étions attablées sur la terrasse (enfin, terrasse est un grand mot, car les tables étaient directement installées sur le trottoir), un vendeur de « cossins » nous a abordées pour nous vendre de jolies décorations. Audrey, reconnaissant le même énergumène que nous avions vu sur la plage la semaine précédente, n’a pas pu résister et s’est officiellement acheté son premier souvenir d’Afrique. Le premier d’une longue liste, mais nous reviendrons à cela plus tard… http://picasaweb.google.com/fusionistas.traduction/LongStreet#

Nous nous sommes donc dirigées vers le parc. À notre entrée, une famille de « canards » exotiques se prélassait sur la pelouse. Étonnant de voir ces deux parents avec leur rejeton, à deux pas du brouhaha de la ville! Ce qui nous a également beaucoup surprises, c’est l’incroyable variété de plantes, arbustes, arbres et fleurs qu’on retrouve ici. Ça va des immenses bosquets de bambous aux petits palmiers, en passant par les aloès, les géraniums, les marguerites, et une multitude de plantes exotiques qui embaument l’air. Le parc abrite également toutes sortes d’oiseaux, au grand dam d’Audrey qui a dû prendre son courage à deux mains pour affronter une horde de pigeons maléfiques. Il y a même une volière où l’on retrouve divers perroquets et perruches, qui évoluent dans un environnement plutôt désolant… disons que nous avons trouvé le concept un peu étrange… Parmi les habitants du parc, quelle ne fut pas notre surprise de retrouver des écureuils! Des écureuils en Afrique, décidemment! En fait, ils ont été importés d’Amérique au début du siècle, et certains semblent avoir muté et avoir troqué leur queue touffue pour une queue à l’aspect un peu étrange qui ressemble davantage à une queue de rat.


À la sortie du parc, nous avons croisé un groupe d’enfants qui chantaient et dansaient pour ramasser de l’argent. Le plus vieux ne devait pas avoir plus de 14 ans, et le plus jeune, tout juste 4-5 ans. Le spectacle de ces enfants qui tentent durement de gagner de l’argent pour faire vivre leur famille nous a touchées. On est loin des enfants gâtés du Canada…


En poursuivant notre chemin au hasard des rues, nous avons été attirées par de la musique et du bruit et avons décidé d’aller découvrir qu’elle en était la source. C’est comme ça que nous sommes tombées sur un marché, Greenmarket Square, où plusieurs dizaines d’exposants se regroupent pour vendre toutes sortes de produits artisanaux. La mecque du touriste par excellence! C’est le genre d’endroit où la négociation est à l’honneur, et dès que nous avions le « malheur » de jeter ne serait-ce ne serait-ce qu’un regard à un objet, les vendeurs se précipitaient sur nous et nous vantaient les mérites de leurs produits, en nous jurant bien sûr qu’on n’aurait pas meilleur prix ailleurs! Nous avons bien rigolé avec eux et même si nous avons probablement été de piètres négociatrices, on se dit que nous préférons de loin acheter nos souvenirs auprès de cette population un peu moins bien nantie que dans des boutiques attrape-touristes. Ça doit tellement être de travail de monter et démonter leurs kiosques et d’installer leurs innombrables marchandises que ça vaut bien quelques rands.
C’est ainsi qu’à la fin de l’après-midi, nous sommes revenues à l’hôtel les bras chargés de trésors, surtout des toiles et des objets décoratifs que nous avons hâte d’installer chez nous.
http://picasaweb.google.com/fusionistas.traduction/Greenmarket#

Comme programme pour la soirée, nous étions supposées aller souper avec Normand et trois de nos collègues congolais pour célébrer le départ de Normand le lendemain. Cependant, Normand nous apprend qu’il s’est trompé et qu’il part en fait le soir-même.
Nous nous retrouvons donc seules avec nos amis Congolais qui nous amènent au sommet de Signal Hill, juste à temps pour contempler un magnifique coucher de soleil. On dit ici que c’est l’un des plus beaux au monde. Les dernières lueurs du jour qui baignent Table Mountain et la ville, c’est à couper le souffle! http://picasaweb.google.com/fusionistas.traduction/CoucherDeSoleilSurSignalHill#
Le temps était très frisquet, alors nous ne nous sommes pas attardés et avons pris la route en direction d’un resto mexicain que Charles, un de nos accompagnateurs, voulait nous faire découvrir. Ironiquement, l’endroit nous faisait beaucoup penser à Montréal.
Après un excellent repas très épicé, nous sommes « sortis en boîte » (comme disent les Congolais). Ils nous ont emmenées Chez Ntemba, un bar à deux ambiances dont une R&B et l’autre « Dance ». Nous n’avons pas pu rester longtemps dans la section Dance, car l’air était littéralement imprégné d’un parfum absolument insoutenable qui prenait à la gorge. La salle était remplie de distributeurs qui pulvérisaient un parfum cheap et chimique à toutes les deux minutes. Indisposées, nous avons demandé de quitter l’endroit avant de nous évanouir, même s'il n'était que minuit. De toute façon, il n’y avait pas encore beaucoup d’ambiance (les bars sont ouverts jusqu’à 4h du matin, alors la période de pointe est plutôt autour de 2h), et nous devions nous lever tôt le lendemain matin pour faire nos bagages et déménager… une grosse journée nous attendait…

vendredi 14 novembre 2008

Bilan - Première semaine au Cap

Vendredi midi. Le vent s’est enfin apaisé et le soleil est de retour à Cape Town. En effet notre première semaine a été pour le moins venteuse. Nous n'avions jamais vu pareille chose. Des vents violents au point de faire bouger les voitures, et des personnes s’agrippant aux immeubles pour ne pas partir au vent! La pluie s'est abattue sur nous pendant trois jours, ce qui explique un peu pourquoi nous avons eu du temps à consacrer à la rédaction de notre blogue.

Aujourd’hui, dernière journée de travail de la semaine. Ce ne fut pas de tout repos! Quelle semaine intense!! Nous travaillons de 17h à 1h, et notre corps commence à peine à s’habituer à ce nouvel horaire. Nous avons maintenant un nouveau respect pour les gens qui travaillent le soir!

Notre travail, bien qu’il demande beaucoup de concentration et d’énergie, autant physique qu’intellectuelle, est somme toute intéressant. En gros, notre tâche consiste à servir d’interprètes à des Congolais pour les aider à comprendre des messages audio en québécois. Ce n’est pas une mince tâche! Ces pauvres Congolais, ils n’ont la plupart du temps aucune idée de ce qu’on raconte! Leurs interprétations sont parfois assez loufoques : par exemple, « je dois quitter » devient « je bois du thé », ou « me diriger vers Bonaventure » devient « me dire en bon aventurier »! Mais il faut dire que parfois, on n'y comprends rien nous non plus!!!! Ça nous donne une toute nouvelle perspective sur notre parler québécois, et notre constat sur l'état de notre langue n'est pas nécessairement heureux...

Le travail est très prenant car les Congolais s’arrachent nos services sans arrêt et les «Audrey!» et «Véronique!» fusent de partout! Nous ne savons plus où donner de la tête, c’en est étourdissant! Nous sommes pour la plupart du temps debout à courir entre les Congolais en détresse et nous prenons à peine quelques minutes de pause. Quand nous les quittons à 1h du matin, nous nous sentons presque coupables de les laisser à eux-mêmes, seuls pour faire face à l’ennemi qui parle mal et qui n’articule pas. Voici quelques photos de la facade de l'immeuble où nous travaillons de même que des environs : http://picasaweb.google.ca/fusionistas.traduction/31Heerengracht#

Nous arrivons donc crevées à l’hôtel, et ne nous endormons jamais avant 2h30. Et le matin, difficile de faire la grasse matinée, car l’hôtel procède actuellement à des travaux d’agrandissement et nous nous réveillons au son mélodieux des marteaux-piqueurs. De plus, les vents violents des derniers jours n’ont pas aidé à notre cause, car les fenêtres de l’hôtel ne sont pas étanches et nous entendons constamment le vent siffler rageusement par leurs interstices.


Preuve qu’il ne fait pas toujours beau à Cape Town, voici une photo de la « nappe » qui a recouvert Table Mountain toute la semaine.


Heureusement, le beau temps est de retour et on annonce un temps radieux pour la fin de semaine. Nous en profiterons donc pour aller visiter les attractions des environs de l’hôtel, car nous nous apprêtons à déménager en dehors de la ville. En effet, la société pour laquelle nous effectuons ce contrat a loué, pour nous et un autre employé de la compagnie, une petite maison à Blaauwberg près de Big Bay. Semble-t-il que c’est très coquet et situé à deux pas de la plage. Nous sommes impatientes d’y emménager, car nous avons hâte de pouvoir dormir le matin, de cuisiner notre propre bouffe et de faire nous-mêmes notre lessive. Voici les photos qu’on nous a transmises de la propriété.
http://www.propertycape.co.za/property.php?id=526

Pour ce qui est de la vie ici, on ne peut pas dire que nous soyons vraiment dépaysées. Certes, l’accent des gens est très difficile à comprendre et les noms des rues sont imprononçables (nous travaillons sur Heerengracht... amusez-vous à le prononcer!), mais côté bouffe, ça ressemble pas mal à ce qu’on trouve chez nous. À part pour le carpaccio de springbok (sorte d’antilope qui est l’emblème de l’Afrique du Sud) que nous avons mangé lors de notre lunch sur la plage et un condiment très épicé, le peri-peri, que nous avons goûté dans un simili Saint-Hubert portugais, nous n’avons pas encore expérimenté la cuisine authentique d’ici.

Mais ça ne saurait tarder, puisque nous allons souper avec nos amis les Congolais samedi et qu’ils nous feront probablement découvrir quelque chose d’exotique. À suire…

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jeudi 13 novembre 2008

Un après-midi à Table Mountain

Mardi matin 11 h. Sandra, notre amie congolaise, nous rejoints à l’hôtel. Nous l’avons invitée à venir visiter Table Mountain avec nous. Nous sautons donc dans un taxi et nous voilà partis vers ces majestueuses montagnes que sont Table Mountain (dont le nom est platement traduit par « Montagne de la Table » dans les guides touristiques) et Lion’s Head qui font partie de la chaîne des monts Hottentots Holland. Le taxi nous mène à l’entrée de Table Mountain. Il faut ensuite prendre un téléphérique pour nous rendre au sommet de la montagne qui se dresse à 1 087 mètres au-dessus de la ville. Rendus sur la Table, nous sommes surpris de constater qu’il vente et qu’il fait plutôt frisquet. La vue est absolument époustouflante. L’océan s’étend devant nous à perte de vue. Nous sommes si haut que nous avons l’impression de pouvoir toucher le ciel et les nuages. La végétation qu’on trouve au sommet de Table Mountain est assez étonnante : malgré le sol rocailleux et les variations de climat, on y trouve une variété d’arbustes et de fleurs. Nous avons même croisé un sympathique lézard que nous avons prénommé Lazola (en l’honneur de notre gentille préposée à la réception de l’hôtel). Nous espérions voir un daman (genre de petite marmotte dont on dit que le plus proche cousin est l’éléphant d’Afrique!), mais ce fut peine perdue. Nous avons toutefois photographié des oiseaux noir charbon dont on peut voir les magnifiques ailes oranges lorsqu’ils sont en vol.Cette balade en altitude nous ayant donné un petit creux, nous sommes allés casser la croûte au petit resto situé au sommet. Nous avons mangé de délicieuses sandwiches à l’autruche accompagnées de cidre de Stellenbosch (vignoble de la région). Quelle ne fut pas notre surprise de voir le brouillard envahir la montagne pendant que nous dînions. La preuve qu’il faut toujours vérifier la météo avant d’aller à Table Mountain. Heureusement, nous avions terminé notre visite alors nous sommes repartis en direction de l’hôtel. Nous devions nous préparer pour notre premier quart de travail, ce qui nous rendait un peu fébriles.
http://picasaweb.google.ca/fusionistas.traduction/TableMountain#

mercredi 12 novembre 2008

Notre arrivée au Cap

Ah…l’Afrique. Quelle destination exotique pour une fille du Lac qui n’a pas beaucoup voyagé! Le plus hilarant dans tout ça, c’est que quand on me demande ce que j’ai fait pendant la fin de semaine et que je n’ai rien d’intéressant à raconter, j’ai souvent l’habitude de répondre que je suis allée faire un safari en Afrique. Alors j’ai peine à croire que j’en ferai un pour vrai dans quelques semaines!!!

J’appréhendais un peu le vol de 11 h de Londres vers le Cap, car je n’aime pas beaucoup prendre l’avion et que j’avais peur d’être malade. Mais le voyage s’est somme toute assez bien déroulé, même si nous étions en classe économique (!!) et que nous n’avons pas vraiment réussi à dormir. Notre compagnon de rangée ne portait pas de bagues cette fois-ci, mais il était légèrement handicapé mentalement et juste le fait de manger dans l’avion le rendait extrêmement joyeux.

Nous avons atterri à Cape Town à 8 h 30 le matin, sous un soleil radieux et une température de 25 oC. Charles et Sandra, deux Congolais très sympathiques qui font partie de l’équipe à qui nous sommes venues prêter main forte, nous ont accueillis à l’aéroport et nous ont conduits jusqu’à notre hôtel http://www.proteahotels.com/protea-hotel-fire-and-ice.html. Nous avons pris une douche rapide et hop, nous étions déjà en route pour Camp’s Bay, une magnifique plage de sable blanc bordée de restaurants branchés. Nous nous sommes attablés au resto Summerville et Normand (l’ami à qui l’on doit notre présence ici) a commandé une bouteille de champagne. Moment mémorable. Nous avons trinqué à notre premier séjour en terre africaine, avec comme spectacle la plage, les palmiers, les surfeurs et les immenses montages. Nous avons ensuite commandé un gigantesque plateau de fruits de mer (queues de homard, écrevisses, calmars, crevettes) que nous avons savouré en sirotant une bouteille de blanc (d’Afrique du Sud bien sûr). Pas besoin d’ajouter que nous étions un peu pompettes après coup! Après le resto, nous sommes allés nous tremper les pieds dans l’océan. L’eau était glaciale, mais j’ai été la plus brave des trois en me trempant jusqu’aux hanches. J’ai aussi ramassé quelques coquillages pour ma filleule de 6 ans qui les collectionne. http://picasaweb.google.com/fusionistas.traduction/PremiReJournEAuCap#

De retour à l’hôtel, nous avons piqué un petit somme puis nous avons soupé au resto de l’hôtel. À 21 h, nous sommes remontés à nos chambres, crevés de notre première journée au Cap. Au programme le lendemain : Table Mountain et notre première journée de travail.

mardi 11 novembre 2008

Retour en terre britannique

Quand j’ai quitté l’Angleterre au moins de juin, après un séjour inoubliable chez mon ami Normand, j’étais loin de me douter que je serais de retour au pays de la reine de sitôt.
Et nous voilà, Audrey et moi en terre britannique.

À notre arrivée, l’aéroport d’Heathrow était drapé d’un brouillard tout blanc et vaporeux. Météo typique de ce coin de pays. Moi qui n'avait presque pas eu de grisaille lors de mon séjour en juin, j'étais servie!

Notre vol a été un peu pénible et surtout interminable, et Audrey était convain
cue que mon voisin de siège allait nous faire exploser en plein vol. Peut-être était-ce dû au fait qu’il portait une bague en or de la grosseur d’une roche à chaque doigt ou encore au fait qu’il ne transportait aucun bagage avec lui, ce qu’Audrey considérait comme un comportement des plus louches… Pour ma part, c’était davantage son haleine fétide qu'il me soufflait dans le cou, tel le boeuf dans la crèche, qui m'indisposait au plus haut point.

Un taxi nous attendait à la sortie du terminal. Le chauffeur, un jeune british du nom de Tom, plutôt mignon et sympathique, nous a piqué une petite jasette sur le chemin de Marlow.
À la radio, nous avons entendu par hasard une chanson en honneur de la victoire de Barrack Obama et cette chanson est devenue officiellement la chanson thème de notre voy
age. À chaque moment de fatigue, nous entonnions cet hymne et cela nous redonnait un petit boost et surtout, nous faisait bien rigoler. (Nous avions un petit vidéo à l'appui, mais sommes malheureusement incapables de le télécharge en raison de notre connexion pas assez performante...)

Nous sommes donc finalement arrivées à notre Bed & Breakfast à Marlow (voir photos: http://picasaweb.google.ca/fusionistas.traduction/NotreBBMarlow#) où nous avons fait la connaissance de notre sympathique tenancière, Mary. Aaahhh, Mary… Quel personnage haut en couleur! Elle nous a bie
n fait rigoler avec son accent, ses anecdotes (elle a gardé Hugh Grant alors qu’il était enfant!) et sa passion pour le thé! Elle était presque trop "too much". La preuve, elle a insisté pour se rhabiller, un soir où nous sommes rentrées tard et avions oublié de souper, pour faire le taxi et aller nous déposer sur la rue principale. Car se faire livrer de la bouffe à Marlow n’est pas aisé! Ni trouver un taxi d’ailleurs, il faut tout prévoir d’avance.

La formation s’est bien déroulée et nous n’avons pas vu le temps filer. Tous les gens que nous avons rencontrés étaient tout à fait sympathiques, intéressants et dynamiques. Nous avons définitivement des affinités avec les Anglais; même type d'humour pince sans r
ire, bons vivants, accueillants... On les adore! :) Puis, c’était déjà le temps de partir. Nous voulions nous lever aux aurores samedi matin pour pouvoir nous rendre à Londres et visiter un peu avant de prendre notre vol pour le Cap le soir-même. Lever à 6h, départ pour la station de gare de Maidenhead en taxi à 7h, arrivée à Paddington à 8h30. Nous sommes allées prendre un déjeuner british typique chez Garfunkel : œufs frits, champignons sautés, tomates grillées et hashbrown (pommes de terre). Hum... de la grande gastronomie! :) Étant donné le temps limité dont nous disposions, nous avons opté pour la visite touristique par excellence, le tour bus. Malheureusement, la météo ne jouait pas en notre faveur et nous avons passé la journée sous la pluie battante, au deuxième étage du bus à ciel ouvert, affublées d’imperméables terriblement sexy. (photos à l’appui: http://picasaweb.google.ca/fusionistas.traduction/FusionistasEnAngleterre02#)
Le bus nous a amenées sur Regent Street, puis devant Madame Tussaud, Picadilly Circus, Trafalgar Square, l’abbaye de Westminster, le Parlement, la Tour de Londres, la cathédrale St-Paul (transformée en cirque cette
journée-là... horrible!) et nous sommes descendues au London Eye pour faire un tour dans cette gigantesque "grande roue". L'ironie, c'est que le temps a décidé de s'éclaircir juste au moment où nous nous sommes retrouvées bien à l'abri dans la capsule. Et dès que nous avons remis le pied dehors, la douche a recommencé! Ah, l'Angleterre! J'étais toutefois contente de voir la ville sous un autre jour, car le temps ensoleillé que j'ai eu pendant mon séjour en juin était loin d'être habituel.

Finalement, notre journée s’est terminée par une course folle contre la montre pour nous rendre à Heathrow à temps. Un autre vol, encore plus interminable, nous attendait pour nous rendre au Cap...