vendredi 14 novembre 2008

Bilan - Première semaine au Cap

Vendredi midi. Le vent s’est enfin apaisé et le soleil est de retour à Cape Town. En effet notre première semaine a été pour le moins venteuse. Nous n'avions jamais vu pareille chose. Des vents violents au point de faire bouger les voitures, et des personnes s’agrippant aux immeubles pour ne pas partir au vent! La pluie s'est abattue sur nous pendant trois jours, ce qui explique un peu pourquoi nous avons eu du temps à consacrer à la rédaction de notre blogue.

Aujourd’hui, dernière journée de travail de la semaine. Ce ne fut pas de tout repos! Quelle semaine intense!! Nous travaillons de 17h à 1h, et notre corps commence à peine à s’habituer à ce nouvel horaire. Nous avons maintenant un nouveau respect pour les gens qui travaillent le soir!

Notre travail, bien qu’il demande beaucoup de concentration et d’énergie, autant physique qu’intellectuelle, est somme toute intéressant. En gros, notre tâche consiste à servir d’interprètes à des Congolais pour les aider à comprendre des messages audio en québécois. Ce n’est pas une mince tâche! Ces pauvres Congolais, ils n’ont la plupart du temps aucune idée de ce qu’on raconte! Leurs interprétations sont parfois assez loufoques : par exemple, « je dois quitter » devient « je bois du thé », ou « me diriger vers Bonaventure » devient « me dire en bon aventurier »! Mais il faut dire que parfois, on n'y comprends rien nous non plus!!!! Ça nous donne une toute nouvelle perspective sur notre parler québécois, et notre constat sur l'état de notre langue n'est pas nécessairement heureux...

Le travail est très prenant car les Congolais s’arrachent nos services sans arrêt et les «Audrey!» et «Véronique!» fusent de partout! Nous ne savons plus où donner de la tête, c’en est étourdissant! Nous sommes pour la plupart du temps debout à courir entre les Congolais en détresse et nous prenons à peine quelques minutes de pause. Quand nous les quittons à 1h du matin, nous nous sentons presque coupables de les laisser à eux-mêmes, seuls pour faire face à l’ennemi qui parle mal et qui n’articule pas. Voici quelques photos de la facade de l'immeuble où nous travaillons de même que des environs : http://picasaweb.google.ca/fusionistas.traduction/31Heerengracht#

Nous arrivons donc crevées à l’hôtel, et ne nous endormons jamais avant 2h30. Et le matin, difficile de faire la grasse matinée, car l’hôtel procède actuellement à des travaux d’agrandissement et nous nous réveillons au son mélodieux des marteaux-piqueurs. De plus, les vents violents des derniers jours n’ont pas aidé à notre cause, car les fenêtres de l’hôtel ne sont pas étanches et nous entendons constamment le vent siffler rageusement par leurs interstices.


Preuve qu’il ne fait pas toujours beau à Cape Town, voici une photo de la « nappe » qui a recouvert Table Mountain toute la semaine.


Heureusement, le beau temps est de retour et on annonce un temps radieux pour la fin de semaine. Nous en profiterons donc pour aller visiter les attractions des environs de l’hôtel, car nous nous apprêtons à déménager en dehors de la ville. En effet, la société pour laquelle nous effectuons ce contrat a loué, pour nous et un autre employé de la compagnie, une petite maison à Blaauwberg près de Big Bay. Semble-t-il que c’est très coquet et situé à deux pas de la plage. Nous sommes impatientes d’y emménager, car nous avons hâte de pouvoir dormir le matin, de cuisiner notre propre bouffe et de faire nous-mêmes notre lessive. Voici les photos qu’on nous a transmises de la propriété.
http://www.propertycape.co.za/property.php?id=526

Pour ce qui est de la vie ici, on ne peut pas dire que nous soyons vraiment dépaysées. Certes, l’accent des gens est très difficile à comprendre et les noms des rues sont imprononçables (nous travaillons sur Heerengracht... amusez-vous à le prononcer!), mais côté bouffe, ça ressemble pas mal à ce qu’on trouve chez nous. À part pour le carpaccio de springbok (sorte d’antilope qui est l’emblème de l’Afrique du Sud) que nous avons mangé lors de notre lunch sur la plage et un condiment très épicé, le peri-peri, que nous avons goûté dans un simili Saint-Hubert portugais, nous n’avons pas encore expérimenté la cuisine authentique d’ici.

Mais ça ne saurait tarder, puisque nous allons souper avec nos amis les Congolais samedi et qu’ils nous feront probablement découvrir quelque chose d’exotique. À suire…

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3 commentaires:

pipou, mimou a dit…

Allô les filles,

Si les Congolais ont de la misère à nous entendre, ils ne peuvent parler car avec leur Heerengracht...et leur Blaauwberg..., c'est pas facile de les comprendre non plus. Comme vous dites, leurs interprétations sont tellement loufoques, c'est pas croyable ! En tout cas, on a juste hâte que vous soyez dans votre nouveau condo afin que vous puissiez dormir un peu ...

Gardez le CAP !

Pipou, mimou

Le blond a dit…

Bonne chance cette semaine dans votre Palais Royal...On pense à vous!

pipou, mimou a dit…

Salut les filles !

Nous ne connaissons pas la météo chez-vous mais ici au Lac, il neige et il fait froid. Brrr brrr !

Pensez-vous qu'on pourrait avoir 2 billets pour aller se faire dorer la couenne au Cap ?

Nous sommes en attente d'un suivi de votre blogue !

Pipou, mimou (xx)