mardi 2 décembre 2008

Formation, sushis et magasinage

Samedi matin, pas question de faire la grasse matinée, car nous avons une présentation à préparer. Nous avons promis à nos collègues congolais de leur présenter des extraits de films québécois pour qu’ils arrivent à mieux comprendre notre accent. Nous rédigeons donc notre séance de formation et à 11 h 30, nous sautons dans un taxi en direction du bureau. Heureusement que nous arrivons plus tôt, car les problèmes techniques ne tardent pas à venir (comme d’habitude). Le matériel informatique est plutôt désuet et le simple fait d’imprimer un document demande beaucoup de temps et d’organisation…! Et je ne vous parle même pas du projecteur et des haut-parleurs!

Faute de temps, nous avons seulement pu leur présenter un extrait du film Bon Cop, Bad Cop avec Patrick Huard. Nous voulions leur montrer la scène où Patrick Huard apprend l’art de sacrer à son acolyte anglophone. Je me suis bien amusée à les voir sursauter à quelques reprises en raison des propos tenus par notre Huard national… :-)

Sur recommandation de notre ami Normand, nous avions apporté une dizaine de films québécois sur DVD. Nous les avons donc mis à la disposition des Congolais d’ici à notre départ. Les premiers commentaires que nous avons reçus de nos amis sont qu’ils arrivent à comprendre l’histoire du film, mais seulement grâce à la magie des sous-titres… J’ai bien hâte de voir ce que Samba (un Sénégalais musulman qui ne boit pas d’alcool) va penser de l’Âge des ténèbres!!!

Nous quittons le bureau vers 14 h 30. Nous décidons d’aller manger et magasiner au Waterfront. Nous repérons un bar à sushis (un vrai, avec les sushis qui défilent constamment devant vos yeux) et nous ne pouvons pas résister à l’appel du poisson cru. Les sushis sont très honnêtes, surtout ceux en forme de sandwich-pas-de-coûte! Nous nous délectons aussi des deux excellents vins blancs sud-africains qu’on nous a recommandé, et c’est un peu pompettes que nous repartons de là pour notre séance de magasinage. Les effets de notre taux d’alcoolémie ne tardent pas à se faire sentir. Alors que je suis en train de regarder un étalage de pantalons, j’aperçois Véro prendre un chemisier sur un rack qui cède et se démantibule sous ses yeux. Un immense vacarme retentit soudain dans tout le magasin (et probablement jusque dans le 6e sous-sol du centre commercial). Prise d’un fou rire incroyable (qui allait durer le reste de la journée), je ne peux m’empêcher de photographier Véro aux prises avec tout un lot de chemisiers qu’elle ne sait plus où mettre… http://picasaweb.google.ca/fusionistas.traduction/ShoppingSushisAtTheWaterfront#

Quelques achats et fous rires plus tard, nous retournons à Quayside Appartments pour regarder le film sur les pingouins que nous avons acheté à Boulders Beach.

Demain, nous avons rendez-vous à 14 h 30 au Mount Nelson Hotel pour un afternoon tea!

samedi 29 novembre 2008

Petite parenthèse capillaire

Ceux qui me connaissent savent que j'ai toujours eu de la difficulté avec ma chevelure. Pour moi, avoir de beaux cheveux longs virevoletant au vent, c'est de l'ordre du fantasme! J'ai tout simplement des cheveux fins, mous, clairsemés qui refusent obstinément d'allonger... la galère, quoi! Mais quel est le rapport avec mon périple en Afrique, vous demandez-vous? C'est que j'ai découvert ici un tout nouveau sens aux problèmes de coiffure. Depuis notre arrivée, il y a trois semaines, Audrey et moi avons été abasourdies de constater que nos chères amies congolaises changent de tête comme on change de chapeau... littéralement. Nous n'étions pas conscientes de cette réalité, mais les jeunes filles noires sont confrontées au fait qu'elles ont toutes le même type de cheveux : des cheveux noirs et crépus qui offrent peu de possibilités de coiffures. Pour se différencier des autres et avoir un style bien à elles, elles ont recours à une solution efficace mais peu subtile : la perruque mes amis!! Ou comme elles le disent en chuchotant, un chapeau! C'est ainsi que d'une journée à l'autre, elles arrivent avec des peignures complètement différentes; un jour des cheveux courts, le jour suivant des tresses, et le jour d'après une immense "toque" élaborée en forme de fleur!! Nous sommes médusées à tout coup, mais pour elles et leurs collègues masculins, rien de plus normal. Bien que cette pratique nous semble tout à fait bizarre et on ne peut plus artificielle, je dois avouer que ça me donne presque le goût de me procurer une belle longue tignasse synthétique... le seul hic avec ces "chapeaux", c'est qu'il faut prendre garde au vent : avec celui qui souffle souvent sur Cape Town, il paraît que plusieurs ont dû pourchasser leur perruque dans les rues de la ville!! Disons que l'idée de courir après une postiche dévalant les rues comme un petit caniche me refroidit un peu... Tout compte fait, je crois que je vais faire avec ce que le bonyeu a bien voulu me donner ;-)

vendredi 28 novembre 2008

Bilan – Troisième semaine au Cap

Enfin vendredi! Une autre semaine extrêmement chargée s’achève. Elle ne se terminera pas avant demain par contre, car nous donnons une formation samedi de 12 h à 14 h. Nous voulons présenter des extraits de films québécois à nos amis congolais afin d’améliorer leur compréhension de notre accent.

Un soleil radieux a brillé toute la semaine au Cap. Nous nous réjouissons d’être ici, car nous avons eu vent de toute la neige qui est tombée sur le Québec. Nous essayons donc de profiter du beau temps au maximum et nous pouvons maintenant dire que nous avons un petit tan! Quant à moi, j’ai reçu deux excellentes nouvelles cette semaine. Tout d’abord, mon chum m’a réservé une surprise de taille lundi soir lorsqu’il m’a appris qu’il venait me rejoindre au Cap à Noël! Nous pourrons donc passer les Fêtes ensemble en compagnie des lions et des éléphants! Autre grande nouvelle, je peux dorénavant utiliser le titre de traductrice agréée. En effet, l’Ordre des traducteurs a étudié ma candidature et m’a informé qu’il me décernait l’agrément.

Mercredi, nous sommes allées visiter le Two Oceans’s Aquarium situé au Waterfront. Nous avons pu y observer toutes sortes de variétés de poissons, de crustacés, d’étoiles de mer et d’anémones. Nous y avons vu tous les personnages des films d’animation Trouver Nemo et Les rois du surf! Nous avons particulièrement aimé observer les Rockhopper (les pingouins avec des aigrettes jaunes au-dessus des yeux) qui nous ont bien fait rigoler. Nous les avons même filmé alors qu’ils prenaient leur repas. Ce fut certainement l’un des moments les plus agréables de la semaine. Nous avons aussi vu des raies et des tortues se faire nourrir par des plongeurs dans un immense aquarium dans lequel nageaient également des requins et divers gros poissons. http://picasaweb.google.ca/fusionistas.traduction/TwoOceansAquarium#
Côté bouffe, nous rêvions depuis longtemps de nous faire un bon spagh, c’est maintenant chose faite, photos à l’appui!

En fin de semaine, nous prévoyons passer une journée à la plage (à Camp’s Bay) et à aller prendre le thé au Mount Nelson Hotel, endroit que nous a chaudement recommandé Mary, l’hôtesse de notre B&B à Marlow. On vous en redonne des nouvelles très bientôt! En attendant, bon pelletage de neige!

dimanche 23 novembre 2008

Un dimanche à Kirstenbosch

Aujourd’hui, dimanche. Alléluia, nous avons toute la journée à nous puisque nous n’avons pas à déménager! Comme nous n’avons pas eu le temps de visiter le jardin de Kirstenbosch au cours de notre virée très remplie d’hier, nous décidons d’aller y passer l’après-midi. Le beau temps est revenu, alors pas question de rester à l’intérieur!
Nous rappelons notre chauffeur d’hier, le très portugais et très sympathique José et il nous dépose devant l’entrée de Kirstenbosch vers 12h30. Nous lui demandons de venir nous chercher à 15h30.

À notre entrée dans les jardins, déjà l’air est plein de toutes sortes de fragrances nouvelles. Le jardin semble être divisé en plusieurs petites sections thématiques selon les différentes espèces de végétaux. Puisque la fleur emblématique de l’Afrique du Sud est le protéa, nous décidons de commencer par cette partie du jardin, qui se trouve à l’autre extrémité. Cependant, la carte des lieux ne pourrait pas être moins claire et nous trouvons notre chemin à tâtons.

Le jardin est situé à flanc de montagne (sur l’autre versant de Table Mountain), alors je peine un peu à gravir la pente, surtout que le soleil est cuisant. Le panorama qui s’offre à nous au sommet en vaut la peine par contre, car nous avons une jolie vue de la ville et du jardin en contrebas. Ça et là, des groupes de gens, des couples et des familles profitent de ce bel environnement en relaxant sur la pelouse (ce n’est pas du gazon, mais une sorte de couvre-sol spongieux dans lequel on renfonce légèrement). Plusieurs y pique-niquent, un verre de vin à la main… La dolce vita, quoi! Nous faisons le tour, émerveillées à chaque tournant d’un sentier, devant l’incroyable variété de fleurs et d’arbustes. Nous sommes un peu trop tard pour voir des protéas en fleurs, mais nous voyons quand même des oiseaux du paradis, des éricacées, et toutes sortes de plantes indigènes. On rencontre même sur notre chemin des canards, des perdrix, un petit lézard et un genre d’oiseau-mouche. On devine également la présence de nombreuses bêtes à plumes, car nos oreilles perçoivent plusieurs chants inconnus. Nous sommes étonnées de constater que plusieurs plantes de chez nous proviennent en fait de l’Afrique du Sud… c’est le cas des géraniums notamment!

Après avoir pris des tonnes de photos et parcouru plusieurs sentiers sous un soleil éclatant, nous décidons qu’il est temps d’aller nous restaurer. Près de l’entrée se trouvent un restaurant et un déli. Nous songeons d’abord qu’il serait agréable de pique-niquer sur la pelouse, alors nous allons jeter un coup d’œil au déli. On y trouve plein de bouteilles de vin, mais croyez-le ou non, elles sont ornées d’un écriteau indiquant qu’on ne vend aucun alcool le dimanche après 13h! Comme nous ne pouvons imaginer casser la croûte sans un bon verre de vin, africain bien entendu, nous optons pour la terrasse du restaurant qui offre une jolie vue sur la montagne. Nous nous régalons d’un carpaccio de springbok (ça commence à devenir un classique!), d’un burger d’autruche et d’un verre de rosé. Je ne sais pas si c’est la fatigue ou le soleil, mais mon verre de rosé me rentre dedans et je me sens feeling en moins de deux! L’après-midi a passé tellement vite que nous devons rappeler notre taxi pour qu’il nous donne une demi-heure de sursis. Après notre repas, nous nous dirigeons vers la boutique de souvenirs pour y faires quelques achats. De mon côté, je m’y rends en titubant gaiement, sous les yeux étonnés d’Audrey, qui me connaît normalement une résistance à l’alcool quasi à toute épreuve… Avant de retourner à notre appartement, nous faisons un petit arrêt au Waterfront, où se trouve notre fabuleuse épicerie Pick and Pay, pour faire nos emplettes pour les prochains jours (Audrey veut nous concocter « un bon spagh »). À notre retour, je me rends compte que j’ai un magnifique coup de soleil, malgré les précautions que j’avais prises… Les écrans solaires en aérosols, ça vaut rien!
Alors voilà, notre troisième semaine commence demain, on verra bien ce qu’elle nous réservera…
http://picasaweb.google.ca/fusionistas.traduction/Kirstenbosch#

La péninsule et le Cap de Bonne-Espérance

Samedi matin, 7 h 30. Nous sommes déjà debouts même si la nuit a été très courte. Nous avons décidé de profiter de notre fin de semaine pour poursuivre notre visite des environs de Cape Town. Au programme aujourd’hui, la péninsule et le cap de Bonne-Espérance.

À 8 h 30, José (un chauffeur de taxi avec qui nous avons fait connaissance la semaine d’avant) gare sa camionnette devant notre appartement. Il sera notre chauffeur privé pour la journée. Nous sommes un peu déçues, car le temps est gris et un épais brouillard recouvre la ville. Il tombe même quelques gouttelettes. José nous rassure et nous dit que le temps devrait se dégager en après-midi, mais j’ai de gros doutes à ce sujet.

Nous commençons donc notre périple par Clifton et Camps Bay, de magnifiques plages qui s’étendent sur des kilomètres à la ronde. Nous nous arrêtons à Camps Bay pour prendre quelques photos de la vue qui s’offre à nous. Notre prochain arrêt est à Hout Bay où nous décidons de prendre le bateau de 10 h 15 pour nous rendre à l’île aux otaries. Le départ se passe bien, mais plus nous avançons vers l’île, plus les vagues sont puissantes. Le bateau tangue au rythme des vagues incessantes et j’ai l’impression d’être dans un manège de la Ronde. Véro rigole et me filme en train de paniquer et de devenir verte. Décidément, mon chum ne serait pas fier de moi… Heureusement, l’île n’est qu’à 10 minutes de là alors mon calvaire ne dure pas longtemps. Et ça en valait la peine, car le spectacle qui s’offre à nous est de toute beauté. Des milliers d’otaries qui nagent devant nous, qui sautent, qui glissent, qui se frottent le nez ou qui se reposent sur les rochers. Vraiment impressionnant. http://picasaweb.google.ca/fusionistas.traduction/HoutBay#

De retour sur la terre ferme, nous achetons quelques coquillages avant de reprendre la route en direction de Muizenberg. En longeant Muizenberg, nous nous arrêtons pour prendre quelques photos des dizaines de surfeurs qui s’exercent sous nos yeux. http://picasaweb.google.ca/fusionistas.traduction/Muizenberg#

Juste avant d’arriver à Simons Town, José nous fait découvrir Mineral World, une boutique de pierres semi-précieuses polies dans laquelle nous dénichons de beaux cadeaux à offrir à nos proches.

À notre arrivée dans la coquette ville de Simons Town, José nous apprend que plusieurs des bâtiments de la rue principale datent de plus d’un siècle. Nous décidons de nous y arrêter, car nous avons un petit creux. Nous tenons absolument à manger un fish and chips au bord de l’océan. Sur Jubilee Square, nous apercevons la statue d’un chien dénommé Just Nuisance. Comme je m’ennuie de mon gros pitou, je prends quelques photos de la statue et José nous explique que ce chien avait l’habitude de côtoyer les matelots et que ceux-ci l’avaient adopté comme un des leurs. Ils l’ont même enrôlé dans la Marine! À sa mort en 1944, ils ont décidé de l’immortaliser avec cette statue. http://picasaweb.google.ca/fusionistas.traduction/SimonSTown#

Nous prenons place sur la terrasse d’un resto et nous dégustons notre friture tout en observant l’animation qui règne sur les lieux. Une heure plus tard, nous sommes bien repues et nous sommes prêtes à poursuivre notre excursion. José avait raison, le soleil est maintenant de la partie. Nous reprenons donc la route vers la plage de Boulders où une colonie de manchots a élu domicile. Quel drôle de spectacle! Des dizaines de pingouins qui sont plantés sur la plage et qui regardent tous dans la même direction. On dirait qu’ils attendent la venue des extraterrestres ou du Messie, je ne sais trop! Certains sont si proches de nous qu’on pourrait quasiment leur toucher. Ils nous regardent et j’ai l’impression qu’ils veulent nous dire quelque chose, comme dans le film Happy Feet. http://picasaweb.google.ca/fusionistas.traduction/BouldersBeach#

Après cette visite inoubliable, nous nous dirigeons vers la réserve naturelle du Cap de Bonne-Espérance (Cape of Good Hope). Une fois sur la route de la réserve, quelle ne fut pas notre surprise d’apercevoir des babouins en bordure du chemin! Nous avons même aperçu une femelle portant son rejeton sur son dos. Tout simplement adorable! Nous faisons un premier arrêt à Cape Point. Nous prenons un funiculaire pour nous rendre au sommet de cette falaise de 300 mètres où un panorama époustouflant nous attendait. C’est à partir de ce promontoire qu’on peut voir les deux océans (Atlantique et Indien) se croiser. Un moment que nous ne sommes pas prêtes d’oublier! Une expérience quasi mystique!

Nous redescendons la falaise à pied en nous arrêtant plusieurs fois pour contempler la vue. Nous reprenons ensuite la route en direction de Cape of Good Hope qui est le point le plus à l’ouest et au sud du continent africain. Nous prenons une photo pour immortaliser ce moment. http://picasaweb.google.ca/fusionistas.traduction/RServeDuCapDeBonneEspRance#

Après toutes ces émotions, José nous propose d’arrêter dans une ferme d’élevage d’autruches située à proximité. Je ne suis pas trop chaude à l’idée de voir des autruches de près (je déteste les gros oiseaux), mais nous y allons quand même. José nous montre comment les nourrir d’herbes. Véro se prête à l’exercice. L’autruche est si affamée qu’elle lui arrache les dernières brindilles d’herbes d’un claquement de bec. Je vérifie si Véro a encore tous ses doigts. Quant à moi, je finis par plier sous la pression de José et Véro me filme encore une fois en train de faire une folle de moi.Nous avions prévu aller visiter les jardins de Kirstenbosch, mais comme le temps nous manque, nous décidons de reporter notre visite au lendemain.

Bilan – Deuxième semaine au Cap

Notre deuxième semaine à Cape Town s’est déroulée sous le soleil. Ça nous a permis de faire provision de vitamine E, car nos réserves étaient plutôt à sec étant donné l’été pluvieux que nous avons eu au Québec. Nous nous plaisons bien dans notre appartement actuel et comme nous attendons toujours des nouvelles de la maison dans laquelle nous sommes supposées déménager, nous avons prolongé d’une semaine notre séjour à Quayside Appartments.

Jeudi, nous sommes retournées au Waterfront pour magasiner et comme il faisait extrêmement beau et chaud, nous en avons profité pour longer le port. Nous sommes ainsi tombées sur un petit groupe d'otaries qui s'épivardaient au soleil. L'une d'entre elles nageait et les autres se prélassaient sur le quai. Un beau spectacle pour clore notre après-midi! http://picasaweb.google.ca/fusionistas.traduction/WaterfrontSeals#

Côté boulot, nous commençons à nous habituer à notre horaire de soir, mais notre travail nous demande tout autant sinon plus d’énergie que la première semaine. Ce qui est cool par contre, c’est que notre relation avec les Congolais s’est approfondie et qu’ils nous font bien rigoler. Vous n’en reviendrez pas, mais ils trouvent que nous (Véro et moi) parlons comme les Têtes à claques!!! En fait, les Congolais sont de véritables fans des Têtes à claques et ils connaissent tous les sketches par cœur!

Un autre élément qui nous a énormément étonnées, c’est de constater à quel point ils sont religieux. Plusieurs d’entre eux trimballent leur Bible avec eux partout où ils vont. Et ils ne comprennent définitivement pas pourquoi nous ne voulons pas nous marier. Pour eux, aller à l’église le dimanche, pratiquer l’abstinence avant le mariage et lire la Bible sont des principes auxquels ils adhèrent « religieusement »! Et ils sont quelque peu perturbés lorsqu’ils entendent des « ostie de câlisse de tabarnak » dans les messages qu’ils transcrivent. Certains y ont cependant pris goût et envisagent d’ajouter ces mots à leur vocabulaire!!!

Dans un autre ordre d’idées, nous avons enfin réservé les activités que nous souhaitons faire pendant notre dernière semaine ici (à la fin décembre). Nous ferons un safari dans une réserve à proximité de la région du Karoo les 21 et 22 décembre de même qu’une visite des vignobles sud-africains le 26 décembre.

En fin de semaine, plusieurs activités sont au programme : le tour de la péninsule samedi (Muizenburg, Simons Town, Hout Bay, Fish Hoek, Cape Point et Cape of Good Hope) et les jardins de Kirstenbosch dimanche.

mardi 18 novembre 2008

Un dimanche en dents de scie

Dimanche, mon réveille-matin sonne, il est 9 h. Pas le temps de faire le farniente, car on déménage aujourd’hui et le check-out de l’hôtel est à 11 h. Je prends ma douche en vitesse et m’attelle à la difficile tâche de faire ma valise. Avec tous les souvenirs et cossins qu’on a achetés la veille au Greenmarket Square, je dois m’asseoir sur ma valise pour réussir à la boucler. Pas de doute, je devrai m’acheter une deuxième valise avant de revenir au Canada!

Notre check-in à Quayside Appartments (une tour d’appartements de luxe) est seulement à 14 h, mais nous décidons de nous y rendre tout de suite. Notre plan est de faire le check-in, de mettre nos bagages en consigne et d’aller déjeuner-dîner quelque part dans les environs. Une fois sur place, le gars de la sécurité (un Congolais sympathique) nous informe que nous devons aller à la réception d’un autre immeuble pour nous enregistrer. Nous laissons donc nos bagages sous sa surveillance et nous dirigeons vers cet autre immeuble. Rendues là, une mauvaise surprise nous attend. Le préposé nous informe qu’il ne voit pas nos réservations dans son système. On ne comprend pas trop, puisque la société qui nous embauche nous avait bel et bien envoyé des numéros de confirmation pour chacune de nos réservations. Nous sortons donc nos ordis, nous nous branchons à Internet et lui fournissons la preuve de nos numéros de confirmation. Rien à faire, le préposé (qui était quand même très courtois et avenant) nous dit qu’elles ne sont pas dans son système. Il essaie de contacter l’agence qui a fait les réservations, sans succès. Il nous assure qu’il rappellera l’agence le lendemain matin pour comprendre ce qui s’est passé. Par contre, il nous dit qu’il lui reste un appartement à deux chambres qui est disponible pour deux nuits, mais qu’après nous devrons nous trouver autre chose, car il affiche complet pour le reste de la semaine (c’est la haute saison à Cape Town actuellement et tous les hôtels sont surbookés). Nous prenons donc cet appartement qui est libre. Nous envoyons également un message à notre employeur pour l’informer de la fâcheuse situation dans laquelle nous nous trouvons. Comme nous ne pouvons pas emménager dans notre appartement avant 14 h, nous décidons d’aller manger. Le préposé nous suggère d’aller au Victoria & Albert Waterfront, un immense centre commercial en bordure du port de Cape Town. Un taxi nous y emmène en moins de cinq minutes. Le Waterfront est un lieu très touristique et en ce magnifique dimanche ensoleillé, c’est bondé de monde. Nous nous attablons à un resto Italien et commandons un pichet de wine punch, question de décompresser et d’oublier nos soucis de logement. Après notre repas, nous nous dirigeons vers une boutique de souvenirs pour acheter des cartes postales. Nous déambulons ensuite à travers la foule et les boutiques et nous apercevons un comptoir Häagen-Dazs. Difficile d’y résister! Nous prenons toutes les deux un cornet extra calories et comme il fait extrêmement chaud, nous avons à peine quelques minutes pour le manger avant qu’il ne fonde. Nous faisons ensuite un peu de magasinage, Véro s’achète quelques tops et moi je me déniche un veston. http://picasaweb.google.com/fusionistas.traduction/Waterfront#

Avant de rentrer, nous décidons d’aller faire une petite épicerie, car nous savons que l’appartement sera muni d’un frigo et de toutes les commodités. De retour à Quayside Appartments, nous pouvons enfin emménager dans notre appartement. Nous sommes heureuses de constater qu’il est très moderne, bien équipé (nous pouvons même faire notre lessive!) et surtout, qu’il y a une terrasse avec une vue imprenable sur Table Montain et Lion’s Head! Nous avons chacune notre chambre et notre propre salle de bain. Le gros luxe quoi! Nous avons aussi accès à un gym (un peu bancal) et à une piscine (petite et pas très invitante). http://picasaweb.google.com/fusionistas.traduction/QuaysideApartments#

Le lendemain matin, nous nous dépêchons de retourner voir le préposé de Quayside Appartments pour savoir s’il a réussi à joindre l’agence. Heureusement, il a de bonnes nouvelles pour nous. Il nous explique que les réservations avaient été faites vendredi en fin de journée alors que leurs bureaux étaient fermés et qu’elles sont apparues dans leur système seulement lundi. Nous sommes donc très heureuses d’apprendre que nous pouvons conserver notre appartement jusqu’au dimanche suivant. Fiou! Quel soulagement!

Nous retournons donc au Pick & Pay du Waterfront faire une épicerie pour la semaine. De retour à l’appartement, on se prépare un petit dîner qu’on mange pour la première fois sur notre superbe terrasse. Nous ne sommes pas mécontentes de manger de la bouffe maison et de prendre un petit congé des restos!

Prochaine étape : établir notre itinéraire de vacances. Comme nous restons une semaine de plus après la fin de notre contrat pour visiter la région (dernière semaine de décembre), nous devons réserver sans tarder les activités que nous voulons faire (visite de vignobles, safari, etc.), car c’est la période la plus achalandée de l’année ici. Le préposé de Quayside Appartments nous a gentiment proposé son aide alors cela nous facilitera la tâche. Avis aux intéressés : il y a même possibilité de faire du Shark Cage Diving (enfermé dans une cage immergée dans l’océan, il est possible d’observer les requins dans leur habitat naturel)! Comme j’ai trop écouté les films Jaws à répétition, je vais m’abstenir…