lundi 8 décembre 2008

Bilan – Quatrième semaine à Cape Town


Lundi matin. Notre avant-dernière semaine de travail est sur le point de commencer. Nous sommes enfin déménagées à Big Bay (tout près de Blaauwberg) dans une immense maison en bordure de l’océan que nous partageons avec un coloc du nom de Chris. Ce dernier est un British très sympa qui travaille pour la même compagnie que nous.

Nous avions quelques réticences à déménager ici, car nous savions qu’il n’y avait pas de possibilité d’accéder à Internet (la maison fait partie d’un nouveau développement et aucun réseau sans fil n’y est accessible pour le moment). Toutefois, dès que nous avons mis les pieds dans la maison, nous avons eu un coup de cœur pour cette résidence. Il y a deux grandes terrasses (une en bas et l’autre en haut), 3 chambres à coucher (celle des maîtres est immense), 3 salles de bain et un garage. Vendredi soir, nous avons passé notre première nuit ici sur la terrasse à l’étage à regarder les étoiles (extrêmement brillantes ici étant donné le faible niveau de pollution), complètement bouche-bées devant tant de beauté. Le seul autre hic avec cette maison (à part l’absence d’Internet), c’est qu’il y a toutes sortes de bruits étranges que l’on entend constamment. Le vent (qui souffle en permanence étant donné que nous sommes sur le bord de l’océan), les oiseaux, les chiens et une variété d’autres cliquetis qui rendent le sommeil plutôt difficile.

Samedi, nous sommes allées à Canal Walk, un centre commercial qui s’étend sur des kilomètres et qui est construit sur le bord d’un canal. Nous sommes tout d’abord allées casser la croûte dans un resto thaï en bordure du canal tout en écoutant un chanteur et un accordéoniste nous divertir en interprétant des classiques du répertoire italien. Nous avons ensuite fait une razzia de vêtements dans deux boutiques, moi chez Roxy (où les prix étaient ridiculement bas comparés à ceux du Canada) et Véro chez Donna-Claire. Tops, sandales, shorts, capris, etc., tout y est passé, et ce n’est qu’après 5 heures de magasinage intensif que nous nous sommes arrêtées. Notre retour à la maison a été plutôt ardu, car nous nous sommes aperçues qu’il était très difficile de trouver des taxis pour aller à Big Bay (qui est en banlieue de Cape Town). Depuis que nous sommes ici, nous nous déplaçons exclusivement au moyen de taxis et nous avons fait la connaissance de plusieurs chauffeurs de taxi tous plus étranges les uns que les autres (nous comptons d’ailleurs rédiger un texte sur ce sujet prochainement). Nous avons donc appelé Michael (un ex-coiffeur qui a supposément inventé une solution capillaire révolutionnaire!) qui est passé nous prendre une vingtaine de minutes plus tard et qui nous a ramené chez nous.

Dimanche, on annonçait une journée encore plus chaude que la veille (35 degrés) et comme nous n’avions pas encore passé de journée à la plage et que nous avions décidément besoin de faire le farniente au soleil, nous avons demandé à Chris (qui dispose d’une voiture) de nous déposer à Blouberstrand (une plage pas très loin de la maison qui offre une vue magnifique sur Table Mountain). Heureusement, une petite brise soufflait, ce qui nous a permis de tolérer le soleil cuisant pendant plus d’une heure. Nous avons ensuite entrepris de nous rendre à Table View à pied, ce qui s’est avéré un périple beaucoup plus pénible que nous le pensions. Comme la rue était déserte, nous avons préféré marcher sur la plage, mais à certains endroits la surface était plus rocailleuse que sablonneuse. Après une heure de marche où Table View nous apparaissait comme un mirage, nous avons finalement rejoint la civilisation et n’avions qu’une chose en tête : boire des litres et des litres d’eau et de cidre et se mettre quelque chose sous la dent. Après un bon repas et une crème molle qui fondait à vue d’œil, nous sommes revenues à la maison pour prendre une douche bien méritée et se reposer de notre journée de paressse (!). En soirée, nous sommes retournées à Canal Walk pour visionner le film The Women que notre chauffeur de taxi nous avait chaudement recommandé. À notre sortie du cinéma vers 21 h 30, nous avons été surprises de constater que la plupart des magasins étaient encore ouverts. L’appel du magasinage était fort, mais comme nous avions déjà donné rendez-vous à notre chauffeur de taxi, nous avons dû nous raviser.

Aujourd’hui, notre plan est d’essayer de trouver un café Internet à proximité qui nous permettra de rester en contact avec le reste du monde pour les prochaines semaines. Nous ferons de notre mieux pour vous redonner des nouvelles bientôt! À la prochaine!

mardi 2 décembre 2008

Afternoon Tea


En mettant les pieds au Cap, nous avions une mission : aller prendre le thé au Mount Nelson Hotel. Notre désormais légendaire Mary de Marlow nous avait tellement rabâché que c’était le meilleur « afternoon tea » qu’elle avait pris dans sa vie (et on parle ici d’une dame qui est déjà allé prendre le thé à Buckingham Palace, rien de moins!) que nous ne pouvions tout simplement pas passer à côté de cette expérience. Et il faut dire que d’aller faire nos snobs tout en nous bourrant la face dans un cadre enchanteur n’était pas pour nous déplaire. Nous avons donc revêtu nos atours du dimanche et avons demandé à Errol, notre chauffeur attitré de nous y conduire dans sa rutilante Mercedes (qui tombe en ruine, mais bon, c’est un détail). Le Mount Nelson Hotel est le plus ancien hôtel de luxe de Cape Town et son architecture est d’inspiration coloniale anglaise. C’est définitivement un endroit tout à fait charmant avec ses bâtiments tout roses et bordés de magnifiques arbustes à fleurs et de palmiers, à travers lesquels on aperçoit Table Mountain en arrière-plan. La journée était superbe, et nous nous sentions presque au paradis.
À notre arrivée, on s’affairait à préparer la table du buffet que nous étions sur le point de goûter. Nous étions un peu en avance, alors nous en avons profité pour aller nous promener dans les jardins luxuriants de l’hôtel. Des splendides hibiscus géants ainsi que de très beaux rosiers fleurissaient un peu partout et resplendissaient sous le soleil. Après avoir rassasié nos yeux de tant de beauté, il était maintenant temps de nous sustenter.
De retour au salon de l'hôtel, nous avons pris place sur la terrasse et avons commandé notre thé. En grandes connaisseuses, nous avons opté pour des produits typiquement africains : un thé rooibos pour Audrey, et un Mount Nelson Garden pour moi.
Et puis… à l’attaque du buffet! Nous étions surtout curieuses de goûter aux fameux « cucumber sandwiches », le classique des classiques, dont nous avions souvent entendu parler dans les films anglais. Nos assiettes pleines de petits sandwiches, de scones et de quiches, nous nous sommes attablées pour déguster le tout le plus dignement possible, petit doigt levé bien sûr. Tout était excellent, et Audrey s’est découvert un amour inattendu pour les sandwiches au concombre! Ce fût ensuite le tour des desserts, accompagnés d’un autre service de thé. Étant une incorrigible bibitte à sucre, je dois avouer que j’avais bien hâte de me sucrer le bec, d’autant plus que les madeleines, éclairs, cake, fudge, meringues et autres confections hyperglycémiantes semblaient très appétissants. J’aurais dû me contenter d’humer l’arôme de ces petites douceurs, car j’ai été plutôt déçue. Tout était bon, mais il n’y avait rien de trippant, mis à part peut-être des mini beignets à la texture très étranges qui étaient délicieux mais tombaient rapidement sur le cœur. Je ne sais pas si c’est le fait de n’avoir presque rien mangé de sucré depuis que nous sommes ici, mais j’ai été assez vite écœurée et j’ai à peine touché à ma deuxième petite assiette. Nous avons essayé de faire passer cet excès de sucre avec un peu de thé, mais nos deuxièmes choix se sont avérés catastrophiques. Audrey avait choisi un thé aux baies qui goûtait le sirop… rien pour aider à la cause! De mon côté, j’avais opté pour un thé vert qui « goûtait la grange » selon les dires d’Audrey… miam! Bref, c’est sur une note douce-amère que nous avons quitté le Mount Nelson deux heures et demi plus tard, complètement épuisées. En effet, on n’a pas idée combien la vie de riche peut être exténuante… Nous sommes donc retournées au bercail et avons passé le reste de la journée couchées… dure dure, la vie! http://picasaweb.google.com/fusionistas.traduction/MountNelsonHotel#

Formation, sushis et magasinage

Samedi matin, pas question de faire la grasse matinée, car nous avons une présentation à préparer. Nous avons promis à nos collègues congolais de leur présenter des extraits de films québécois pour qu’ils arrivent à mieux comprendre notre accent. Nous rédigeons donc notre séance de formation et à 11 h 30, nous sautons dans un taxi en direction du bureau. Heureusement que nous arrivons plus tôt, car les problèmes techniques ne tardent pas à venir (comme d’habitude). Le matériel informatique est plutôt désuet et le simple fait d’imprimer un document demande beaucoup de temps et d’organisation…! Et je ne vous parle même pas du projecteur et des haut-parleurs!

Faute de temps, nous avons seulement pu leur présenter un extrait du film Bon Cop, Bad Cop avec Patrick Huard. Nous voulions leur montrer la scène où Patrick Huard apprend l’art de sacrer à son acolyte anglophone. Je me suis bien amusée à les voir sursauter à quelques reprises en raison des propos tenus par notre Huard national… :-)

Sur recommandation de notre ami Normand, nous avions apporté une dizaine de films québécois sur DVD. Nous les avons donc mis à la disposition des Congolais d’ici à notre départ. Les premiers commentaires que nous avons reçus de nos amis sont qu’ils arrivent à comprendre l’histoire du film, mais seulement grâce à la magie des sous-titres… J’ai bien hâte de voir ce que Samba (un Sénégalais musulman qui ne boit pas d’alcool) va penser de l’Âge des ténèbres!!!

Nous quittons le bureau vers 14 h 30. Nous décidons d’aller manger et magasiner au Waterfront. Nous repérons un bar à sushis (un vrai, avec les sushis qui défilent constamment devant vos yeux) et nous ne pouvons pas résister à l’appel du poisson cru. Les sushis sont très honnêtes, surtout ceux en forme de sandwich-pas-de-coûte! Nous nous délectons aussi des deux excellents vins blancs sud-africains qu’on nous a recommandé, et c’est un peu pompettes que nous repartons de là pour notre séance de magasinage. Les effets de notre taux d’alcoolémie ne tardent pas à se faire sentir. Alors que je suis en train de regarder un étalage de pantalons, j’aperçois Véro prendre un chemisier sur un rack qui cède et se démantibule sous ses yeux. Un immense vacarme retentit soudain dans tout le magasin (et probablement jusque dans le 6e sous-sol du centre commercial). Prise d’un fou rire incroyable (qui allait durer le reste de la journée), je ne peux m’empêcher de photographier Véro aux prises avec tout un lot de chemisiers qu’elle ne sait plus où mettre… http://picasaweb.google.ca/fusionistas.traduction/ShoppingSushisAtTheWaterfront#

Quelques achats et fous rires plus tard, nous retournons à Quayside Appartments pour regarder le film sur les pingouins que nous avons acheté à Boulders Beach.

Demain, nous avons rendez-vous à 14 h 30 au Mount Nelson Hotel pour un afternoon tea!

samedi 29 novembre 2008

Petite parenthèse capillaire

Ceux qui me connaissent savent que j'ai toujours eu de la difficulté avec ma chevelure. Pour moi, avoir de beaux cheveux longs virevoletant au vent, c'est de l'ordre du fantasme! J'ai tout simplement des cheveux fins, mous, clairsemés qui refusent obstinément d'allonger... la galère, quoi! Mais quel est le rapport avec mon périple en Afrique, vous demandez-vous? C'est que j'ai découvert ici un tout nouveau sens aux problèmes de coiffure. Depuis notre arrivée, il y a trois semaines, Audrey et moi avons été abasourdies de constater que nos chères amies congolaises changent de tête comme on change de chapeau... littéralement. Nous n'étions pas conscientes de cette réalité, mais les jeunes filles noires sont confrontées au fait qu'elles ont toutes le même type de cheveux : des cheveux noirs et crépus qui offrent peu de possibilités de coiffures. Pour se différencier des autres et avoir un style bien à elles, elles ont recours à une solution efficace mais peu subtile : la perruque mes amis!! Ou comme elles le disent en chuchotant, un chapeau! C'est ainsi que d'une journée à l'autre, elles arrivent avec des peignures complètement différentes; un jour des cheveux courts, le jour suivant des tresses, et le jour d'après une immense "toque" élaborée en forme de fleur!! Nous sommes médusées à tout coup, mais pour elles et leurs collègues masculins, rien de plus normal. Bien que cette pratique nous semble tout à fait bizarre et on ne peut plus artificielle, je dois avouer que ça me donne presque le goût de me procurer une belle longue tignasse synthétique... le seul hic avec ces "chapeaux", c'est qu'il faut prendre garde au vent : avec celui qui souffle souvent sur Cape Town, il paraît que plusieurs ont dû pourchasser leur perruque dans les rues de la ville!! Disons que l'idée de courir après une postiche dévalant les rues comme un petit caniche me refroidit un peu... Tout compte fait, je crois que je vais faire avec ce que le bonyeu a bien voulu me donner ;-)

vendredi 28 novembre 2008

Bilan – Troisième semaine au Cap

Enfin vendredi! Une autre semaine extrêmement chargée s’achève. Elle ne se terminera pas avant demain par contre, car nous donnons une formation samedi de 12 h à 14 h. Nous voulons présenter des extraits de films québécois à nos amis congolais afin d’améliorer leur compréhension de notre accent.

Un soleil radieux a brillé toute la semaine au Cap. Nous nous réjouissons d’être ici, car nous avons eu vent de toute la neige qui est tombée sur le Québec. Nous essayons donc de profiter du beau temps au maximum et nous pouvons maintenant dire que nous avons un petit tan! Quant à moi, j’ai reçu deux excellentes nouvelles cette semaine. Tout d’abord, mon chum m’a réservé une surprise de taille lundi soir lorsqu’il m’a appris qu’il venait me rejoindre au Cap à Noël! Nous pourrons donc passer les Fêtes ensemble en compagnie des lions et des éléphants! Autre grande nouvelle, je peux dorénavant utiliser le titre de traductrice agréée. En effet, l’Ordre des traducteurs a étudié ma candidature et m’a informé qu’il me décernait l’agrément.

Mercredi, nous sommes allées visiter le Two Oceans’s Aquarium situé au Waterfront. Nous avons pu y observer toutes sortes de variétés de poissons, de crustacés, d’étoiles de mer et d’anémones. Nous y avons vu tous les personnages des films d’animation Trouver Nemo et Les rois du surf! Nous avons particulièrement aimé observer les Rockhopper (les pingouins avec des aigrettes jaunes au-dessus des yeux) qui nous ont bien fait rigoler. Nous les avons même filmé alors qu’ils prenaient leur repas. Ce fut certainement l’un des moments les plus agréables de la semaine. Nous avons aussi vu des raies et des tortues se faire nourrir par des plongeurs dans un immense aquarium dans lequel nageaient également des requins et divers gros poissons. http://picasaweb.google.ca/fusionistas.traduction/TwoOceansAquarium#
Côté bouffe, nous rêvions depuis longtemps de nous faire un bon spagh, c’est maintenant chose faite, photos à l’appui!

En fin de semaine, nous prévoyons passer une journée à la plage (à Camp’s Bay) et à aller prendre le thé au Mount Nelson Hotel, endroit que nous a chaudement recommandé Mary, l’hôtesse de notre B&B à Marlow. On vous en redonne des nouvelles très bientôt! En attendant, bon pelletage de neige!

dimanche 23 novembre 2008

Un dimanche à Kirstenbosch

Aujourd’hui, dimanche. Alléluia, nous avons toute la journée à nous puisque nous n’avons pas à déménager! Comme nous n’avons pas eu le temps de visiter le jardin de Kirstenbosch au cours de notre virée très remplie d’hier, nous décidons d’aller y passer l’après-midi. Le beau temps est revenu, alors pas question de rester à l’intérieur!
Nous rappelons notre chauffeur d’hier, le très portugais et très sympathique José et il nous dépose devant l’entrée de Kirstenbosch vers 12h30. Nous lui demandons de venir nous chercher à 15h30.

À notre entrée dans les jardins, déjà l’air est plein de toutes sortes de fragrances nouvelles. Le jardin semble être divisé en plusieurs petites sections thématiques selon les différentes espèces de végétaux. Puisque la fleur emblématique de l’Afrique du Sud est le protéa, nous décidons de commencer par cette partie du jardin, qui se trouve à l’autre extrémité. Cependant, la carte des lieux ne pourrait pas être moins claire et nous trouvons notre chemin à tâtons.

Le jardin est situé à flanc de montagne (sur l’autre versant de Table Mountain), alors je peine un peu à gravir la pente, surtout que le soleil est cuisant. Le panorama qui s’offre à nous au sommet en vaut la peine par contre, car nous avons une jolie vue de la ville et du jardin en contrebas. Ça et là, des groupes de gens, des couples et des familles profitent de ce bel environnement en relaxant sur la pelouse (ce n’est pas du gazon, mais une sorte de couvre-sol spongieux dans lequel on renfonce légèrement). Plusieurs y pique-niquent, un verre de vin à la main… La dolce vita, quoi! Nous faisons le tour, émerveillées à chaque tournant d’un sentier, devant l’incroyable variété de fleurs et d’arbustes. Nous sommes un peu trop tard pour voir des protéas en fleurs, mais nous voyons quand même des oiseaux du paradis, des éricacées, et toutes sortes de plantes indigènes. On rencontre même sur notre chemin des canards, des perdrix, un petit lézard et un genre d’oiseau-mouche. On devine également la présence de nombreuses bêtes à plumes, car nos oreilles perçoivent plusieurs chants inconnus. Nous sommes étonnées de constater que plusieurs plantes de chez nous proviennent en fait de l’Afrique du Sud… c’est le cas des géraniums notamment!

Après avoir pris des tonnes de photos et parcouru plusieurs sentiers sous un soleil éclatant, nous décidons qu’il est temps d’aller nous restaurer. Près de l’entrée se trouvent un restaurant et un déli. Nous songeons d’abord qu’il serait agréable de pique-niquer sur la pelouse, alors nous allons jeter un coup d’œil au déli. On y trouve plein de bouteilles de vin, mais croyez-le ou non, elles sont ornées d’un écriteau indiquant qu’on ne vend aucun alcool le dimanche après 13h! Comme nous ne pouvons imaginer casser la croûte sans un bon verre de vin, africain bien entendu, nous optons pour la terrasse du restaurant qui offre une jolie vue sur la montagne. Nous nous régalons d’un carpaccio de springbok (ça commence à devenir un classique!), d’un burger d’autruche et d’un verre de rosé. Je ne sais pas si c’est la fatigue ou le soleil, mais mon verre de rosé me rentre dedans et je me sens feeling en moins de deux! L’après-midi a passé tellement vite que nous devons rappeler notre taxi pour qu’il nous donne une demi-heure de sursis. Après notre repas, nous nous dirigeons vers la boutique de souvenirs pour y faires quelques achats. De mon côté, je m’y rends en titubant gaiement, sous les yeux étonnés d’Audrey, qui me connaît normalement une résistance à l’alcool quasi à toute épreuve… Avant de retourner à notre appartement, nous faisons un petit arrêt au Waterfront, où se trouve notre fabuleuse épicerie Pick and Pay, pour faire nos emplettes pour les prochains jours (Audrey veut nous concocter « un bon spagh »). À notre retour, je me rends compte que j’ai un magnifique coup de soleil, malgré les précautions que j’avais prises… Les écrans solaires en aérosols, ça vaut rien!
Alors voilà, notre troisième semaine commence demain, on verra bien ce qu’elle nous réservera…
http://picasaweb.google.ca/fusionistas.traduction/Kirstenbosch#

La péninsule et le Cap de Bonne-Espérance

Samedi matin, 7 h 30. Nous sommes déjà debouts même si la nuit a été très courte. Nous avons décidé de profiter de notre fin de semaine pour poursuivre notre visite des environs de Cape Town. Au programme aujourd’hui, la péninsule et le cap de Bonne-Espérance.

À 8 h 30, José (un chauffeur de taxi avec qui nous avons fait connaissance la semaine d’avant) gare sa camionnette devant notre appartement. Il sera notre chauffeur privé pour la journée. Nous sommes un peu déçues, car le temps est gris et un épais brouillard recouvre la ville. Il tombe même quelques gouttelettes. José nous rassure et nous dit que le temps devrait se dégager en après-midi, mais j’ai de gros doutes à ce sujet.

Nous commençons donc notre périple par Clifton et Camps Bay, de magnifiques plages qui s’étendent sur des kilomètres à la ronde. Nous nous arrêtons à Camps Bay pour prendre quelques photos de la vue qui s’offre à nous. Notre prochain arrêt est à Hout Bay où nous décidons de prendre le bateau de 10 h 15 pour nous rendre à l’île aux otaries. Le départ se passe bien, mais plus nous avançons vers l’île, plus les vagues sont puissantes. Le bateau tangue au rythme des vagues incessantes et j’ai l’impression d’être dans un manège de la Ronde. Véro rigole et me filme en train de paniquer et de devenir verte. Décidément, mon chum ne serait pas fier de moi… Heureusement, l’île n’est qu’à 10 minutes de là alors mon calvaire ne dure pas longtemps. Et ça en valait la peine, car le spectacle qui s’offre à nous est de toute beauté. Des milliers d’otaries qui nagent devant nous, qui sautent, qui glissent, qui se frottent le nez ou qui se reposent sur les rochers. Vraiment impressionnant. http://picasaweb.google.ca/fusionistas.traduction/HoutBay#

De retour sur la terre ferme, nous achetons quelques coquillages avant de reprendre la route en direction de Muizenberg. En longeant Muizenberg, nous nous arrêtons pour prendre quelques photos des dizaines de surfeurs qui s’exercent sous nos yeux. http://picasaweb.google.ca/fusionistas.traduction/Muizenberg#

Juste avant d’arriver à Simons Town, José nous fait découvrir Mineral World, une boutique de pierres semi-précieuses polies dans laquelle nous dénichons de beaux cadeaux à offrir à nos proches.

À notre arrivée dans la coquette ville de Simons Town, José nous apprend que plusieurs des bâtiments de la rue principale datent de plus d’un siècle. Nous décidons de nous y arrêter, car nous avons un petit creux. Nous tenons absolument à manger un fish and chips au bord de l’océan. Sur Jubilee Square, nous apercevons la statue d’un chien dénommé Just Nuisance. Comme je m’ennuie de mon gros pitou, je prends quelques photos de la statue et José nous explique que ce chien avait l’habitude de côtoyer les matelots et que ceux-ci l’avaient adopté comme un des leurs. Ils l’ont même enrôlé dans la Marine! À sa mort en 1944, ils ont décidé de l’immortaliser avec cette statue. http://picasaweb.google.ca/fusionistas.traduction/SimonSTown#

Nous prenons place sur la terrasse d’un resto et nous dégustons notre friture tout en observant l’animation qui règne sur les lieux. Une heure plus tard, nous sommes bien repues et nous sommes prêtes à poursuivre notre excursion. José avait raison, le soleil est maintenant de la partie. Nous reprenons donc la route vers la plage de Boulders où une colonie de manchots a élu domicile. Quel drôle de spectacle! Des dizaines de pingouins qui sont plantés sur la plage et qui regardent tous dans la même direction. On dirait qu’ils attendent la venue des extraterrestres ou du Messie, je ne sais trop! Certains sont si proches de nous qu’on pourrait quasiment leur toucher. Ils nous regardent et j’ai l’impression qu’ils veulent nous dire quelque chose, comme dans le film Happy Feet. http://picasaweb.google.ca/fusionistas.traduction/BouldersBeach#

Après cette visite inoubliable, nous nous dirigeons vers la réserve naturelle du Cap de Bonne-Espérance (Cape of Good Hope). Une fois sur la route de la réserve, quelle ne fut pas notre surprise d’apercevoir des babouins en bordure du chemin! Nous avons même aperçu une femelle portant son rejeton sur son dos. Tout simplement adorable! Nous faisons un premier arrêt à Cape Point. Nous prenons un funiculaire pour nous rendre au sommet de cette falaise de 300 mètres où un panorama époustouflant nous attendait. C’est à partir de ce promontoire qu’on peut voir les deux océans (Atlantique et Indien) se croiser. Un moment que nous ne sommes pas prêtes d’oublier! Une expérience quasi mystique!

Nous redescendons la falaise à pied en nous arrêtant plusieurs fois pour contempler la vue. Nous reprenons ensuite la route en direction de Cape of Good Hope qui est le point le plus à l’ouest et au sud du continent africain. Nous prenons une photo pour immortaliser ce moment. http://picasaweb.google.ca/fusionistas.traduction/RServeDuCapDeBonneEspRance#

Après toutes ces émotions, José nous propose d’arrêter dans une ferme d’élevage d’autruches située à proximité. Je ne suis pas trop chaude à l’idée de voir des autruches de près (je déteste les gros oiseaux), mais nous y allons quand même. José nous montre comment les nourrir d’herbes. Véro se prête à l’exercice. L’autruche est si affamée qu’elle lui arrache les dernières brindilles d’herbes d’un claquement de bec. Je vérifie si Véro a encore tous ses doigts. Quant à moi, je finis par plier sous la pression de José et Véro me filme encore une fois en train de faire une folle de moi.Nous avions prévu aller visiter les jardins de Kirstenbosch, mais comme le temps nous manque, nous décidons de reporter notre visite au lendemain.